Passion simple
"À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi." Annie Ernaux
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"À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi." Annie Ernaux
Hélène Dorion, première Québécoise vivante au programme du Baccalauréat, vit environnée de lacs et de forêts, de fleuves et de rivages, de
brumes de mémoire et de vastes estuaires où la pensée s’évase. À travers cette expérience immersive dans la forêt des mots, elle nous invite
à traverser les paysages pour aller vers « ce que l’on nomme humanité ».
En supplément, un dossier consacré à la poésie, la nature et l’intime, pour élargir les horizons du lecteur et lui donner envie de
poursuivre le voyage.
Au fil d’une pseudo-enquête hallucinée, Aliène explore les notions de domination, d’animalité et de violence.
Prix du Livre Inter 2024
À travers la proximité, voire l’amalgame entre animaux et humains, Aliène questionne la nature de ce qui est caché, la vie animale, et surtout l’instinct de peur. Tel est le véritable fil du récit, rarement traité avec autant de nuance et de force.
À défaut de pouvoir se détériorer, mes rapports s'étaient considérablement distendus avec ma famille. Or, cet été-là, ma cousine se mariait. J'allais donc revenir à Saint-Fourneau. Et les revoir. Tous. Enfin, ceux qui restaient. Mais soyons honnête, le problème n'était pas là
"La folie et l'horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j'ai écrits ne parlent de rien d'autre. Après L'Adversaire, je n'en pouvais plus. J'ai voulu y échapper. J'ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête. L'enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l'automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration. C'est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille. Pour exorciser ce fantôme, j'ai suivi des chemins hasardeux. Ils m'ont entraîné jusqu'à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu'il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce. La folie et l'horreur me rattrapaient. Elles m'ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse. J'ai écrit pour la femme que j'aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et nos amours. C'est de cela qu'il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s'y prend pour nous répondre."
Un mail comme une bouteille à la mer. D'ordinaire, l'écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d'admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n'est pas une " lectrice comme les autres ". Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu'elle lui a fait parvenir – et qu'il n'ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s'établit qui en dévoile autant qu'elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun... " Ce roman est un joli mélange entre rire et émotion qui propose au lecteur un moment intense, réjouissant et surtout très original. " Christophe Mangelle – Metronews " Une joute littéraire doublée d'une prenante relation épistolaire qui se dévore en quelques heures, mais aussi une jolie réflexion sur l'écriture. " Femmes d'aujourd'hui @ Disponible chez 12-21 L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
« Ils restent d'abord absorbés par la marche, mais le silence du père est en vérité plein de mots, habité d'une voix provenant de ses tréfonds et dont la montagne tout entière se ferait l'écho. » Après plusieurs années d'absence, un homme resurgit dans la vie de sa compagne et de leur jeune fils. Il les entraîne aux Roches, une vieille maison isolée dans la montagne où lui-même a grandi auprès d'un patriarche impitoyable. Entourés par une nature sauvage, la mère et le fils voient le père étendre son emprise sur eux et édicter les lois mystérieuses de leur nouvelle existence. Bientôt, tout retour semble impossible.
« La grande affaire de ma vie, ça a été la survie. J'ai développé juste assez d'empathie pour assurer ma sécurité dans un monde hostile à ma simple existence – ce qui me laissait peu de chances de devenir une grande amoureuse. » Lenny a fondé la Treizième Heure, une communauté qui érige la poésie au rang de religion. C'est parmi ses adeptes exaltés qu'a grandi Farah, la fille de Lenny. L'adolescente n'a jamais connu sa mère, Hind, évaporée une semaine après sa naissance. Lorsque cette dernière refait surface, après des années d'absence, elle fait voler en éclats les non-dits et les silences de l'histoire familiale. Dans un décapant triptyque queer, la fille, le père et la mère prennent tour à tour la parole pour raconter leur version et leur tentative d'échapper aux rôles qui leur étaient assignés.
"À quelques mois d'intervalle, la vie m'a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d'un enfant pour ses parents, celle d'une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu'un m'a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n'écris-tu pas notre histoire ? C'était une commande, je l'ai acceptée. C'est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l'amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d'un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s'occupaient d'affaires de surendettement au tribunal d'instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d'extrême pauvreté, de justice et surtout d'amour. Tout y est vrai."
"Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Elles possédaient pourtant un point commun, un secret en quelque sorte : toutes les trois rêvaient de fuir... "
Le jour paraît sur Giverny.
Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes... Des silhouettes et des vies.
Deux femmes, en particulier, se détachent : l'une, les yeux couleur nymphéa, rêve d'amour et d'évasion ; l'autre, onze ans, ne vit déjà que
pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d'un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme,
où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé..
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.
Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette
histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...
Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été, une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et
chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre
mondiale.
La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.
« Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux
herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s’étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches
de tous se couvraient de neige à mesure qu’ils soufflaient l’air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans
les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son
manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n’entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.
« C’est peut-être enfin la paix… hasarda Grosspeil.
– La paix mon os !» lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. »
À la pointe sud de la Nouvelle-Zélande, dans la région isolée des Catlins, au cœur d'une nature sauvage, vivent Autumn et sa fille Milly. Sur ce dernier bastion de terre avant l'océan Austral et le pôle Sud, elles gèrent le camping Mutunga o te ao, « le bout du monde » en maori. Autumn et Milly forment un duo inséparable, jusqu'au jour où débarque Flore, une jeune Parisienne en quête de rédemption... Hantées par le passé, mais bercées par les vents et les légendes maories, ces trois femmes apprendront à se connaître, se pardonner et s'aimer.Il est difficile de ne pas s'attacher à ces personnages, et de ne pas suivre leur cheminement pour reprendre leur vie en main. Baptiste Liger, Lire Magazine littéraire.Intime et haletant. Esther Serrajordia, La Croix.Vaste et fervent, sombre et solide, chargé d'émotion contenue, Les Femmes du bout du monde est le récit d'une seconde chance. Gilles Medioni, Marie France.
Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre, le mal du siècle envahit les âmes, c'est l'époque de la Prohibition et des fortunes rapides. En 1922, Jay Gatz, désormais Gatsby, se retrouve fabuleusement riche. Personnage mystérieux installé à Long Island dans une somptueuse propriété, mille légendes courent sur son compte. Elles n'empêchent pas les gens chic, et moins chic, de venir en troupes boire ses cocktails et danser sur ses pelouses. Gatsby le Magnifique joue la carte de l'éblouissement et des folles dépenses comme un appât pour ramener à lui Daisy, mariée à Tom Buchaman, un millionnaire qui, à la différence de Gatsby, n'a pas gagné sa fortune, mais en a hérité. Le jour où l'espoir de reconquérir sa bien-aimée s'évanouit, la fête prend fin et Gatsby meurt, abandonné de tous, sauf de son voisin, Nick Carraway, le cousin de Daisy, qui nous révèle cette histoire. Gatsby le Magnifique est un des romans emblématiques du XIXe siècle.
Traquée depuis le retour des talibans au pouvoir, Khatera est contrainte à la clandestinité avec sa famille. Célibataire, éduquée, féministe, consultante pour l'ancien gouvernement de son pays : cela suffit à faire d'elle une cible.Comment survivre, sans se soumettre, malgré les menaces, la peur ? Continuer de se battre pour les femmes, abandonnées par les Occidentaux, quand on risque à chaque instant d'être dénoncée ? Défendre cette liberté pour laquelle elle est prête à mourir ?Un témoignage unique, rendu plus intense encore par le lien qui se noue au fil du récit entre une indomptable résistante afghane et une jeune journaliste française que rien ne prédestinait à s'impliquer dans cette guerre lointaine.Une grande et belle histoire d'amitié et de courage..
Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure.
Mais il a du génie entre les mains. Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d'une famille prestigieuse, elle
a passé son enfance à l'ombre d'un palais génois. Mais elle a trop d'ambition pour se résigner à la place qu'on lui assigne.
Ces deux-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo
ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l'autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur
quand l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s'il doit perdre Viola ?
Un roman plein de fougue et d'éclats, habité par la grâce et la beauté.
Elles sont une quinzaine à casser des blocs de pierre dans une carrière au bord d'un fleuve africain. Elles viennent d'apprendre que la construction d'un aéroport a fait considérablement augmenter le prix du gravier, et elles ont décidé ensemble que le sac qu'elles cèdent aux intermédiaires coûterait désormais plus cher, et que Méréana serait leur porte-parole dans cette négociation. L'enjeu de ce qui devient rapidement une lutte n'est pas seulement l'argent et sa faculté de transformer les rêves en projets - recommencer des études, ouvrir un commerce, prendre soin de sa famille... Malgré des vies marquées par la pauvreté, la guerre, les violences sexuelles et domestiques, l'oppression au travail et dans la famille, les "casseuses de cailloux" découvrent la force collective et retrouvent l'espoir. Cette journée ne sera pas comme les autres, c'est sûr, et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde. Par sa description décapante des rapports de pouvoir dans une Afrique contemporaine dénuée de tout exotisme, Photo de groupe au bord du fleuve s'inscrit dans la plus belle tradition du roman social et humaniste, l'humour en plus.
"Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J'ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ça marchait bien. Seulement, quand les premiers symptômes sont apparus, j'ai dû quitter la parfumerie. Ce n'était pas une histoire de décence ni rien ; c'est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement, j'ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C'était moi, l'égérie d'Edgar. Mais personne ne m'a reconnue. J'avais trop changé. Est-ce que j'avais raté la chance de ma vie ? En tout cas, je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m'arrivait. C'était surtout ce bleu sous le sein droit qui m'inquiétait..."
J'écris ces pages comme on rédige un constat ou un curriculum vitae, à titre documentaire et sans doute pour en finir avec une vie qui n'était pas la mienne. Les événements que j'évoquerai jusqu'à ma vingt et unième année, je les ai vécus en transparence - ce procédé qui consiste à faire défiler en arrière-plan des paysages, alors que les acteurs restent immobiles sur un plateau de studio. Je voudrais traduire cette impression que beaucoup d'autres ont ressentie avant moi : tout défilait en transparence et je ne pouvais pas encore vivre ma vie. P. M.
« Je fais de l'argent. J'en gave mes fils qui sont deux nullités, c'est sûrement le plus mauvais service que je peux leur rendre, mais au moins je m'épargne artificiellement le souci que me cause leur indigence. » Ce recueil inédit rassemble les pièces Conversations après un enterrement, La traversée de l'hiver, « Art », L'Homme du hasard et Bella Figura (écrite en 2015 pour le metteur en scène Thomas Ostermeier), à la fois tragédies drôles et miroirs des vanités contemporaines.
Dans Vienne ruinée et humiliée par la victoire de Napoléon, Agathe-Sidonie, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient. De l’année 1789. De la prise de la Bastille, bien sûr. Et particulièrement de ce jour où la famille royale est abandonnée par ses plus proches amis. Avec une écriture fébrile et minutieuse, elle restitue ses derniers jours à Versailles auprès de cette reine si controversée, qui continue de la fasciner.
Milieu des années trente, une jeune fille se déshabille et plonge dans le Grand Canal du château de Versailles, sous l’œil ahuri des jardiniers. Nager, c’est tout ce qui compte pour Jackie. Nager pour fuir les contraintes, pour préserver sa fantaisie. Toute sa vie, elle parcourt des kilomètres pour se baigner. Cet amour pour l’eau, sa fille Chantal en a hérité. Comme sa mère, elle nage pour être libre.
Il est évident que la fortune pour le moins tardive de ma grand-mère a joué un rôle important dans cette histoire. Sans tout cet argent, mes parents ne seraient jamais revenus s'installer dans le Finistère. Et moi-même sans doute, je n'aurais jamais quitté Brest pour habiter Paris. Mais le vrai problème est encore ailleurs, quand il a fallu revenir des années plus tard et faire le trajet dans l'autre sens, de Paris vers Brest.
Sami et ses copains déjeunent à la cantine. Tom aime, Léo n'aime pas...
Faut-il vraiment tout goûter ?
Ce niveau 1 est conçu pour les enfants au début du CP.
Ce matin, la maîtresse nous a proposé de relever un défi. Passer dix jours entiers sans écrans !
Pas de télé, pas de console, d'ordinateur, de tablette ou de téléphone emprunté à nos parents... J'ai éclaté de rire. C'est impossible, bien
sûr.
Qui va arriver à vivre dix jours sans écrans ?
Au fin fond de l'Irlande, dans une maison biscornue, Alicia Grant écrit à toute allure sa série de romans, Les exploits de Connie Mara. Heureusement, elle peut compter sur l'aide de ses enfants. Tom, Violette et Emma savent tout, ou presque, de leur héroïne. Lorsque Alicia disparaît, la solution est donc toute trouvée pour la petite Emma: il faut appeler Connie Mara à la rescousse! Ses aînés, eux, savent bien que les héroïnes de roman ne débarquent pas comme ça chez leurs auteurs. À moins que...
Ce livre aide à comprendre ce fléau qu'est le harcèlement en proposant des solutions, des moyens d'agir pour se protéger et sortir de ces souffrances. Le harcèlement scolaire est une spirale qui concerne tout le monde. ENSEMBLE, agissons pour la détruire! Tou.t.es les ados ont le droit d'être heureux.ses à l'école
Corps, identité, amour, désir, masturbation, orientation sexuelle, contraception, consentement, plaisir, mais aussi porno, violences
sexuelles et slut shaming…
Trouve dans ce manuel les réponses à tous tes questionnements, même les plus intimes.
Sans tabou ni complexe, ce livre guidera tes premiers pas vers une sexualité respectueuse et épanouie.
Pour Victor, la vie au collège, c’est comme un riff de rock, à fond la caisse et sans concession, ce qui n’est pas sans lui poser quelques problèmes !
Lorsqu’il fait la connaissance de Marie-José, génie scolaire et violoncelliste de talent, c’est tout son petit monde qui s’en trouve bouleversé.
Entre les deux ados que tout oppose, une drôle d’amitié voit le jour. Mais vont-ils pouvoir cacher le terrible secret de Marie-José encore
longtemps ?
Écrit dans le feu de l'Histoire, Suite française dépeint presque en direct l'exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des
familles françaises de toute sorte, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites
lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. Cocottes larguées par leur amant, grands bourgeois dégoûtés par la
populace, blessés abandonnés dans des fermes engorgent les routes de France bombardées au hasard... Peu à peu l'ennemi prend possession d'un
pays inerte et apeuré. Comme tant d'autres, le village de Bussy est alors contraint d'accueillir des troupes allemandes. Exacerbées par la
présence de l'occupant, les tensions sociales et les frustrations des habitants se réveillent...
Roman bouleversant, intimiste, implacable, dévoilant avec une extraordinaire lucidité l'âme de chaque Français pendant l'Occupation, enrichi
de notes et de la correspondance d'Irène Némirovsky, Suite française ressuscite d'une plume brillante et intuitive un pan à vif de notre mémoire.
« Paula se souvient de la grande verrière de la rue du Métal, de la luminosité particulière de l'atelier et alors, Jonas apparaît, la
gueule de Rembrandt, le regard clandestin, la peau d'iguane, la prunelle d'un noir bleuté, le blanc de l'oeil aux reflets de perle, les
cernes de cendre. »
À vingt ans, Paula entre dans le prestigieux Institut de peinture de Bruxelles. Elle y apprend à copier les surfaces qui composent le monde,
à donner l'illusion des matières vivantes. Les nuits blanches s'enchaînent, les sentiments tournoient. Des studios de cinéma de Cinecittà, à
Rome, au fac-similé de la grotte de Lascaux, elle s'immerge dans le travail. Sous son pinceau, les images enchevêtrent le passé et le
présent, le loin et le proche, la fiction et la vie. Si Paula veut comprendre le monde qu'elle peint, il lui faudra d'abord le saisir de ses
mains.
« Chaque matin je me lève à l'aube, quand les brumes de la vallée trempent le pied de la montagne. La veille, Maman a allongé le fond de soupe laissé sur le poêle ; j'en remplis une gourde, puis me barbouille le visage de cendres et décroche mon arc. Avant de sortir, je pose un baiser sur son front. Des notes d'amande et de reine-des-prés s'échappent de ses cheveux. » Gemma, sa sœur et leurs parents ont trouvé refuge dans un chalet de montagne isolé. La famille vit depuis des années à l'abri d'un virus qui a décimé la quasi-totalité de l'humanité. Gemma, née et élevée dans ce « Sanctuaire », obéit aux lois imposées par son père. Elle a apprivoisé chaque recoin de son territoire, devenant une chasseuse hors pair. Mais ces frontières imposées commencent à devenir trop étroites pour l'adolescente…
«Les malheurs du pauvre Edmond Dantès me fascinaient. Reviendrais-je au pays? Mais faudrait-il comme lui, devenu comte de Monte-Cristo, exercer vengeance?» Comment sauver son enfant d'une mort certaine? Faut-il, comme le croit le père de la narratrice, faire confiance à l'école afin qu'elle obtienne un «beau diplôme»? Ainsi elle ne serait plus ni hutu ni tutsi : elle atteindrait le statut inviolable des «évolués». Pour obtenir ce précieux certificat, elle devra prendre le chemin de l'exil. Mêlant humour et douleur, ce récit raconte la lutte, du Rwanda à la France, livrée par une femme à la volonté inébranlable.
Cette femme aux pieds nus qui donne le titre à mon livre, c'est ma mère, Stefania.
Lorsque nous étions enfants, au Rwanda, mes sœurs et moi, maman nous répétait souvent : Quand je mourrai, surtout recouvrez mon corps avec
mon pagne, personne ne doit voir le corps d'une mère.
Ma mère a été assassinée, comme tous les Tutsi de Nyamata, en avril 1994 ; je n'ai pu recouvrir son corps, ses restes ont disparu.
Ce livre est le linceul dont je n'ai pu parer ma mère. C'est aussi le bonheur déchirant de la faire revivre, elle qui, jusqu'au bout
traquée, voulut nous sauver en déjouant pour nous la sanglante terreur du quotidien.
C'est, au seuil de l'horrible génocide, son histoire, c'est notre histoire.
« Toutes ses facultés d’aimer, de se donner, de souffrir, d’espérer, la cuisine s’en était emparée bien avant que je la rencontre, et le peu
de ressources d’amour qui parvenait à se détourner de la cuisine allait à sa fille. »
Un ancien commis de cuisine raconte la vie et la carrière de la Cheffe, une cuisinière qui a connu une période de gloire, dont il a
longtemps été l’assistant – et l’amoureux sans retour.
Au centre du récit, la cuisine est vécue comme une aventure spirituelle. Non que le plaisir et le corps en soient absents, au contraire ;
ils sont les instruments d’un voyage vers un au-delà, la Cheffe allant toujours plus loin dans sa quête de l’épure.
Ahmed, 40 ans, est marocain. Il vit à Paris. Il écrit à sa mère, morte cinq ans auparavant, pour régler ses comptes avec elle et lui
raconter enfin sa vie d'homosexuel. Il envoie une lettre de rupture à Emmanuel, l'homme qu'il a aimé passionnément et qui a changé son
existence, pour le meilleur et pour le pire, en le ramenant en France. Par ailleurs, Ahmed reçoit des lettres de Vincent et de Lahbib.
Un roman épistolaire pour remonter le temps jusqu'aux origines du mal. Un livre sur le colonialisme français qui perdure dans la vie
amoureuse d'un jeune Marocain homosexuel.
"Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension."
En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris - New York. Parmi
eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna,
redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte.
Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai.
Roman virtuose où la logique rencontre le magique, 'L’Anomalie' explore cette part de nous-même qui nous échappe.
«À l’aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c’est un autre homme qui
sort des bois, c’est un homme hors de lui, c’est un meurtrier en puissance. Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et
d’acier, irise les nappes d’hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui
festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte.»
Ce livre part d’une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d’un pont suspendu quelque part dans une Californie
imaginaire à partir des destins croisés d’une dizaine d’hommes et femmes, tous employés du gigantesque chantier. Un roman-fleuve, «à
l’américaine», qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des
corps de métiers et des corps tout court.
« Je ne suis déjà plus de celle que j’étais, mais pas encore celui que je veux devenir. »
En 2020, Tal Madesta entame une transition de genre. En prenant ce chemin qui implique de redéfinir entièrement son rapport à soi, aux
autres, au monde social, il va faire l’expérience désolante de la violence transphobe et du deuil.
Mais il va aussi découvrir la joie d’aimer autrement et d’expérimenter avec intensité sa propre liberté.
Entre rage et lumière, Tal Madesta livre le récit d’une révolution intime, en même temps qu’un plaidoyer passionné pour l’émancipation des
personnes trans.
"Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps". "Réparer les vivants" est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.
Lorsque Élise et Victor découvrent le corps de Clarence, noyé près de la coque de leur voilier, Emma comprend que leur croisière a
définitivement viré au cauchemar. Avec la disparition de son leader charismatique, ce sont tous les secrets de la bande qui remontent à la
surface, les rancœurs et les lâchetés qui régissent toujours un groupe. Et quand une tempête terrifiante s’annonce, les émotions et les
angoisses se cristallisent dans une atmosphère implacable...
Après le succès de Sans foi ni loi, acclamé par la critique et Pépite d’or du Salon du livre jeunesse à Montreuil, Marion Brunet revient
avec un huis clos haletant où se mêlent l’intime et les peurs qui sommeillent en chacun de nous.
Mémoires de la forêt T1
Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre
qu'il a écrit et espérer qu'il soit un jour acheté.
Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l'ouvrage qu'il a écrit pour compiler ses mémoires,
afin de se rappeler les choses qu'il a faites et les gens qu'il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des
années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec…
À l'aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des
souvenirs et de la réalité.
Ernest, 11 ans, et Colette, 6 ans, arrivent à Grangeville, chez leurs grands-parents, pour y passer l'été 1939. Il fait beau, on va chercher
le lait et les oeufs à la ferme, on construit une cabane... Hélas, le 3 septembre, la guerre est déclarée : leur père doit rentrer en
urgence à Paris, et leur mère, malade, part se soigner en Suisse. Tous deux ont décidé de laisser Ernest et Colette en Normandie, où ils
seront en sécurité. Mais où ils ont tout à apprendre : nouvelles habitudes, nouveaux copains...
Les enfants vont ainsi rencontrer Jean, Fernand et Muguette, avec qui ils fondent le club des Robinson - un club qui se réunit en secret
dans une magnifique cabane au cœur de la forêt. Pourtant la vie n'est pas drôle tous les jours, car d'autres enfants leur font des misères.
Et puis un soir, après des mois d'une drôle de guerre qui ne ressemble pas à la guerre, des avions surgissent dans le ciel et bombardent la grande ville, au loin...
Ce livre est fait pour répondre à toutes les questions que peuvent se poser les enfants sur les bébés, leur conception, leurs besoins et
leur place dans la famille.
Comment fait-on un bébé ?
Un bébé qui arrive, ça change quoi pour nous ?
Comment se passe la naissance ?
Les bébés peuvent- ils nous comprendre ?
Devenir grande sœur ou grand frère, ça veut dire quoi ?
Pas de panique, on va tout vous expliquer sur ces petits êtres qui arrivent dans nos vies presque comme par magie.
Embarquez avec Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale internationale ! Découvrez les missions des astronautes, leur vie dans l'espace et faites un tour du monde depuis la Cupola, extraordinaire poste d'observation à plus de 400 kilomètres d'altitude. Avec des photographies à couper le souffle, Thomas Pesquet partage sa passion pour notre planète bleue et donne aux jeunes lecteurs des clés pour appréhender les grands enjeux environnementaux. Parce qu'il est primordial de bien comprendre le changement climatique pour mieux pouvoir le combattre
Les autres m'appellent Bois-Noir, et j'ai décidé de prendre la parole, sans qu'on me l'ait demandé, sûrement pour avoir croisé tous ces jeunes de Nouméa, des histoires plein la tête et le verbe sec comme un coup de nerf de bœuf. Parce que j'ai trop souvent entendu dire que Nouméa était une ville sans histoires...
Ceux qui ont usé la plante de leurs pieds nus sur les trottoirs en semi-ruine, sur l'asphalte fondu des nuits d'été, sur les plages blanches ou noires et les ruisseaux fangeux des mangroves frontières, ceux-là savent que nous nous tenons debout sur un morceau d'histoires. Les plus insignifiantes, celles qui parlent des oubliés, des inadaptés...
Toutes, les briques, les lattes de contreplaqué, toutes les tôles de la ville suintent de ces histoires ! Et ce qui est sûr, c'est que cette ville, je peux en parler, vu qu'on s'est regardés grandir.
Attaquer la terre et le soleil narre, à travers les voix d'une femme et d'un soldat, le destin de colons pris dans l'enfer oublié de la colonisation algérienne du XIXe siècle. En un bref roman, c'est toute l'expérience d'un écrivain qui subitement se cristallise et bouleverse, une voix hantée par Faulkner qui se donne.
"Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour." C.B.
"Tu meurs à quarante-quatre ans, c'est jeune. Aurais-tu vécu mille ans, j'aurais dit la même chose : tu avais la jeunesse en toi, pour toi. Ce que j'appelle jeune, c'est vie, vie absolue, vie confondue de désespoir, d'amour et de gaieté. Désespoir, amour, gaieté. Qui a ces trois roses enfoncées dans le coeur a la jeunesse pour lui, en lui, avec lui. Je t'ai toujours perçue avec ces trois roses, cachées, oh si peu, dessous ta vraie douceur."