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Ses oeuvres


L’étranger (The Stranger), 1942

« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier. »

Le roman s'ouvre, alors que Meursault va enterrer sa mère. Le lendemain, il rencontre Marie, se baigne avec elle, ils couchent ensemble. Et puis, il devient l'ami de Raymond. Celui-ci les invite à pique-niquer sur la plage. Tandis que les trois hommes se promènent, ils sont accostés par des Arabes qui ont un compte à régler avec Raymond. Bagarre. Meursault regarde. Plus tard, retourné seul vers la source qui coule à une extrémité de la plage, Meursault y rencontre l'un des Arabes. Il sort un couteau, et Mersault, qui a encore sur lui le revolver de Raymond, tire, tire encore, aveuglé par la lumière, la sueur, l'air brûlant.


La Peste (The Plague), 1947

Par ce récit qui se veut réaliste, Camus nous livre d'une façon poignante les réactions de la population oranaise à l'annonce de la réapparition de la peste dans les années 1940. L’injustice de la maladie transforme les comportements et provoque peur confinement, souffrance. Publiée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, 'La Peste' peut se lire comme une allégorie du nazisme, et, au-delà, de la condition humaine.


Caligula, 1938

Drame en cinq actes consacré à l'Empereur romain pervers et cruel qu'a été Caligula. Cette œuvre est à rattacher au cycle de Camus sur l'absurde. Caligula est un jeune homme presque comme les autres jusqu'à ce que sa sœur-amante Drusilla meurt. Cette mort est pour lui la révélation de l'absurdité et de la condition humaine. L'empereur s'enfuit, puis revient, mais complètement changé. Il n'a alors pas d'autres moyens que de tuer les hommes pour remodeler le monde.


Lettre à un ami allemand (Letters to a German Friend), 1948

Ces lettres, écrites sous l'Occupation et destinées à des publications clandestines, font l'apologie de la lutte contre la violence. Les quatre "lettres à un ami allemand" expriment déjà la doctrine de "La peste" et de "L'homme révolté". Elles se placent sous l'invocation de Senancour qui, en une formule saisissante, avait résumé la philosophie et la révolte : "L'homme est périssable. Il se peut ; mais périssons en résistant, et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que  ce soit une justice ! "


L’homme révolté (The rebel), 1951

L'auteur analyse « l'esprit de révolte » à travers les siècles d'un point de vue historique (les grandes révolutions), philosophique (les grands penseurs de la révolution) et même artistique. Camus anticipe même par certains aspects la situation sociale et politique des années 50.


L’été (The summer), 1954

Qu'il suive le fil d'Ariane sur les traces du Minotaure pour évoquer Oran et ses alentours, qu'il revisite le mythe de Prométhée à la lumière de la violence du monde moderne, ou qu'il rêve à la beauté d'Hélène et de la Grèce, Albert Camus nous entraîne tout autour de la Méditerranée et de ses légendes. Un court recueil de textes lyriques et passionnés pour voyager de l'Algérie à la Grèce en passant par la Provence.


La chute (The fall), 1956

Dans un bourg d'Amsterdam où se croisent matelots de toutes nations, souteneurs, prostituées et voleurs, un homme que le hasard a mis sur le chemin de l'un de ses compatriotes, se raconte. Qui est-il ? C'est la source de cet admirable monologue, où Jean-Baptiste Clamence retrace le parcours autrefois brillant de son existence. Jusqu'au jour où différents événements ruinent les derniers vestiges de sa normalité existentielle. Il fuit dans la débauche ce qu'il découvre tous les jours un peu plus. Fuir l'hypocrisie des coeurs, de la charité, de la solidarité, l'hypocrisie du monde, fuir cette existence fausse où le plaisir personnel décide des actes les plus beaux. Il part alors pour la cosmopolite Amsterdam et s'y institue 'juge pénitent' pour dénoncer l'ignominie humaine.


Le premier homme (The first man), 1994

« En somme, je vais parler de ceux que j'aimais », écrit Albert Camus dans une note pour Le premier homme. Le projet de ce roman auquel il travaillait au moment de sa mort était ambitieux. Il avait dit un jour que les écrivains « gardent l'espoir de retrouver les secrets d'un art universel qui, à force d'humilité et de maîtrise, ressusciterait enfin les personnages dans leur chair et dans leur durée ». Il avait jeté les bases de ce qui serait le récit de l'enfance de son 'premier homme'. Cette rédaction initiale a un caractère autobiographique qui aurait sûrement disparu dans la version définitive du roman. Mais c'est justement ce côté autobiographique qui est précieux aujourd'hui. Après avoir lu ces pages, on voit apparaître les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement. Pourquoi, toute sa vie, il aura voulu parler au nom de ceux à qui la parole est refusée.


La mort heureuse (A happy death), 1971

En 1938, Albert Camus abandonne son premier roman, 'La Mort heureuse', pour commencer à rédiger 'L' Etranger'. Ce premier projet romanesque, publié à titre posthume, est riche pourtant de descriptions lumineuses de la nature et de réflexions anticonformistes. Le héros, Mersault, recherche désespérément le bonheur, fut-ce au prix d'un crime. Son parcours est nourri de la jeunesse difficile et ardente de Camus ; ses choix et ses pensées annoncent les récits et les essais à venir.


Les possédés (The possessed), 1959

Une petite ville de province se voit confrontée au retour de Nicolas Stavroguine, homme fascinant à la beauté glacée, personnage vide, sans but, ayant rejeté Dieu au profit de la liberté et de l'inévitable chaos qui l'accompagne ; chaos attisé par Piotr Stepanovitch Verkhovenski qui souhaite développer l'action révolutionnaire... Mais à cette lutte entre le bien et le mal se substitue la tragédie de l'homme abandonné de Dieu, la liberté infinie engendrant un despotisme infini...


Les justes (The just assassins), 1949

Réflexion sur l'engagement politique et ses implications : Comment percevoir l'idéologie qui, en menant au terrorisme, recèle un caractère destructeur ?


L’état de siège (The State of Siege), 1948

La pièce est à interpréter comme une allégorie de l'Occupation allemande et de l'exercice d'une dictature en général. Quels mécanismes une société doit-elle mettre en place pour exorciser sa peur? La solution est à rechercher du côté de la solidarité.


Livres sur Albert Camus et ses œuvres


Albert Camus solitaire et solidaire, de Catherine Camus, 2013

Albert Camus, prix Nobel de littérature, disparaît brutalement en 1960. Il a quarante-six ans. Il laisse une œuvre considérable et inachevée d'une beauté et d'une force exceptionnelles. Ecrivain, journaliste, penseur, dramaturge et metteur en scène, ce fervent défenseur de la liberté, animé d'une grande vitalité, est un artiste au service de la dignité humaine. Sa lutte constante contre l'oppression ne cesse de dénoncer la démesure et fait écho à notre temps. A travers un choix d'extraits d'œuvres, de photographies et de documents inédits, Catherine Camus nous guide, avec délicatesse et simplicité, dans la vie et dans l'œuvre passionnante de son père, solitaire et solidaire.


L’ordre libertaire : la vie philosophique d’Albert Camus, de M. Onfray, 2012

Pour mettre fin à une légende créée par Sartre et les siens, celle d'un Camus « philosophe pour classes terminales », d'un homme de gauche tiède, d'un penseur des petits Blancs pendant la guerre d'Algérie, Michel Onfray nous invite à la rencontre d'une œuvre et d'un destin exceptionnels. Né à Alger, Albert Camus a appris la philosophie en même temps qu'il découvrait un monde auquel il est toujours resté fidèle, celui des pauvres, des humiliés, des victimes. Celui de son père, ouvrier agricole mort à la guerre, celui de sa mère, femme de ménage modèle de vertu : droiture, courage, sens de l'honneur, modestie, dignité. La vie philosophique d'Albert Camus, qui fut hédoniste, libertaire, anarchiste, anticolonialiste et viscéralement hostile à tous les totalitarismes, illustre de bout en bout cette morale solaire.

BD L’étranger, Jacques Ferrandez, 2012

Adaptation en bande-dessinée du roman de Camus, L’étranger.


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