L’énigme Degas


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Au début de la Grande Guerre, Sacha Guitry(1) avait entrepris de filmer les grandes personnalités françaises des arts et des lettres. Il avait réussi à filmer Claude Monet(2) dans son jardin de Giverny, Auguste Renoir(3) avec les pinceaux attachés à ses mains paralysées, Auguste Rodin(4) dans son atelier, et bien d’autres encore. Il avait demandé à fixer sur la pellicule Edgar Degas, mais ce dernier avait refusé la proposition. Guitry avait donc décidé de le filmer à son insu, quelques secondes, sortant de chez lui et marchant sur le trottoir. Degas n’aimait même pas être photographié. A part quelques photos de famille, il reste un cliché de Carjat(5) assez banal dans sa jeunesse, et un autre pris par son frère lorsqu’il est plus âgé et que sa vue faiblit. Il y a peu de traces de Degas photographié. Il a refusé de poser pour le célèbre Nadar(6), dans l’atelier duquel s’est tenue la première exposition du groupe des impressionnistes(7). En peinture, il existe quelques autoportraits, dont celui où, jeune, il pose en tenant un fusain à la main (déjà le dessin avant la couleur !). On sait que Degas est un des premiers membres du groupe des impressionnistes, créé autour de Renoir, Cézanne(8), Sisley(9), Pissarro(10) et Monet, dont la toile « Impression Soleil Levant » avait déclenché l’ironie de la critique, qualifiant ce style nouveau « d’impressionniste », titre immédiatement revendiqué par les artistes, par défi. Degas, lui, voulait appeler ce groupe « les Intransigeants ».
A travers ce mot, tout est dit de son caractère.

Portrait de l’artiste Degas au porte-fusain, 1855, Musée d’Orsay, Paris

Source Bibliothèque nationale de France, Paris. Auteur : Etienne Carjat

On sait sa vie, sa naissance à Paris dans ce milieu de la grande bourgeoisie, cette famille qui a été noble dès le XVIème Siècle, qui a quitté la France pour Naples à la Révolution, qui s’est développée dans la banque grâce au soutien du Prince Murat(11), Roi de Naples, puis qui est revenue à Paris, tandis qu’une branche maternelle, originaire de Port-au-Prince(12), s’est établie à la Nouvelle Orléans dans le commerce du coton. Tout jeune, Degas, qui a repris le nom sans particule, fera le voyage en Louisiane pour rencontrer ses cousins et peindre un de ses premiers grands tableaux : « Le bureau du Coton à la Nouvelle Orléans », premier achat public d’une œuvre de l’artiste pour le Musée de Pau(13), où il se trouve toujours.

Il revient à Paris, abandonne les études de droit que son père voulait lui faire entreprendre afin qu’il entre dans les affaires. Degas fera l’Ecole des Beaux-Arts(14), après avoir appris le dessin en copiant au Musée du Louvre tous les grands maîtres italiens et hollandais, le fusain à la main, comme on le voit dans le fameux autoportrait. Ingres(15) est son maître. Il le rencontre, suivra ses conseils : « le dessin avant tout ! Tracez des lignes ! » lui dit le vieux peintre. Il admire Delacroix(16), la rapidité du trait et donc le mouvement envolé, et les couleurs éclatantes. Il fera même le voyage à Tanger(16) sur les traces du peintre. Mails il admire aussi Daumier(17), peintre avant que d’être caricaturiste de génie. Il sera l’un des premiers à le placer très haut dans son panthéon pictural. Il lui empruntera même le thème de « la blanchisseuse », qui inspirera à Zola l’un de ses plus beaux romans.

Etrange Degas, catalogué « Impressionniste » et qui se montrera l’ami fidèle du groupe puisqu’il participera aux sept de leurs huit expositions, en dépit d’une esthétique complètement différente de celle des autres. Comme Manet(17), qui est d’ailleurs de la même génération et du même milieu social que lui, il garde un œil sur le passé de la peinture et l’admiration des grands maîtres : c’est l’Espagne qui influence Manet, quand l’Italie sert de référence à Degas. En cela, tous les deux illustrent ce qui est la marque des grands artistes : inventer sur les bases des grands prédécesseurs.

Edgar Degas, Intérieur dit aussi Le Viol, vers 1868-1869, Huile sur toile, 81 x 116 cm, Philadelphie, Philadelphia Museum of Art



Contrairement au Impressionnistes, Degas ne peint jamais sur le motif : il ne s’intéresse pas beaucoup à la nature. Il reste un peintre d’atelier et demeure fidèle au clair-obscur qui donne des effets si saisissants, comme dans ces scènes de cafés concerts ou dans les scènes d’intérieur, comme dans cette terrible toile baptisée « Intérieur ou Le viol », où une jeune femme se déshabille dans un halo de lumière, tandis que dans le coin, devant la porte fermée, un homme la contemple, tel un prédateur. Chef d’œuvre qui bouleverse d’émotion, morceau de peinture qui inspirera tant d’artistes, dont l’américain Edward Hopper(18), grand admirateur de Degas, et qui, faute de moyens pour acheter ses toiles, collectionnera ses estampes.

 


La nature, on la voit un peu sur les champs de course, mais c’est au fond pour que les mouvements des chevaux ou les personnages en hauts de forme s’intègrent dans une composition d’une savante alchimie.

Car Degas, c’est avant tout un grand bourgeois qui exerce son esprit critique sur les autres, bourgeois, artistes, écrivains, issus du milieu mondain qu’il fréquente assidûment, tout en décochant des flèches qui font le bonheur des échotiers. D’un peintre fameux, spécialiste des scènes de batailles, Ernest Meissonier(19), type même de l’artiste Pompier, il a ce mot : « il n’y a rien à dire, ce n’est même pas mauvais ».

Resté célibataire, il est une figure du Paris mondain et artistique parisien, notamment le Salon des Rouart, où Edouard Manet et Berthe Morisot(20) font partie du cercle familial, mais également Mallarmé(20). Il se rend aussi chez Madame Straus, veuve de Georges Bizet(21) et une des « reines » du Paris mondain où il se prend d’une amitié toute filiale pour Daniel Halevy(22), de 36 ans son cadet, à qui l’on doit l’un des plus authentiques témoignages sur le peintre(23). C’est un monde qui est celui de Marcel Proust(24) et de « La Recherche du Temps Perdu »(25).

C’est que cet orphelin de l’adolescence a dû garder une blessure secrète qui le rend d’une terrible misogynie. Dans les deux thèmes qui feront sa célébrité, les Danseuses et les femmes faciles, prostituées ou simples malheureuses en quête de clients à la terrasse des cafés buvant un verre d’absinthe, son regard est d’une terrible cruauté. L’écrivain Huysmans(26), qui le décrit lucidement, explique qu’il manifestait une sorte de haine sociale contre ce monde des pauvres, des femmes obligées à des travaux dégradants, à la prostitution qu’il montre même chez les danseuses forcées d’avoir un protecteur haut placé pour danser à l’Opéra. Si Zola(27), qui admire Degas, lui écrit qu’il a pris modèle de ces femmes au café pour son roman l’Assommoir, il sait combien Degas n’a aucune compassion pour ce monde-là. D’ailleurs, quand éclatera l’Affaire Dreyfus(28), le milieu artistique et littéraire va se déchirer et Degas, avec Pissarro, Renoir et Forain(29), sera antidreyfusard(30) et se brouillera avec son ami Daniel Halevy, avant une réconciliation en 1908, à la réhabilitation de Dreyfus.

Dans un café, dit aussi L'Absinthe, Edgar Degas, 1876, Huile sur toile.
92 x 68, Paris, Musée d'Orsay


Tandis que Degas va accéder à la célébrité, sa famille, ruinée par les crises financières et les placements hasardeux, le mettra dans une situation matérielle précaire, à quoi s’ajoute une cécité progressive mais définitive, avec le « malheur » de vivre 83 ans ! 

Oui, étrange Degas…l’œuvre parle pour l’homme. Comment faire des comparaisons entre les artistes peintres qui, en 30 ou 40 ans, ont changé le cours de l’histoire de l’art, enterré l’art officiel, celui des scènes de batailles, de la peinture d’histoire, des formules codées qui avaient marqué l’époque précédente, pour ouvrir la voie à l’art moderne qui, d’étapes en étapes, allait mener de la figuration à l’abstraction, à travers le Fauvisme, puis le Cubisme ?

Gauche: Femme sortant du bain, 1866, Degas, Collection particulière
Droite: Pierre Bonnard, Grand nu à la baignoire, 1924, Collection particulière

Degas aura connu tous les épisodes de ce bouleversement. Il est un homme du passé, attaché aux leçons des maîtres anciens et pourtant, il est aussi un précurseur pour les modernes, les Nabis(31) s’en inspirent et surtout Bonnard(32), dont on sent quelle influence il a reçu dans ces scènes d’intérieur où la femme dessert une table, fait sa toilette dans sa baignoire, essaie un chapeau. Tout cela, il l’a vu chez Degas, même si son univers est totalement différent.

Mais de tous ces artistes, Edgar Degas reste comme une planète solitaire. De sa production abondante, aujourd’hui dispersée dans le monde entier et dans les collections publiques et privées les plus prestigieuses, émergent des chefs d’œuvre absolus, par le sujet, par le cadrage choisi, par les moyens techniques employés, peintures suaves et douces mais où perce la violence, pastels éclatants de couleurs, sculptures de cire dont cette jeune fille de 14 ans qui est l’incarnation du génie de Degas Sculpteur. Et puis, cet homme qui n’aimait pas se faire photographier, on le voit pratiquer la photographie pour se faire des modèles. Et là aussi, son talent, son œil uniques font merveille. Ses photographies de nus féminins sont parmi les plus belles que l’on ait jamais faites.

Petite danseuse de 14 ans entre 1921 et 1931, modèle entre 1865 et 1881, Musée d'Orsay, Paris
Degas : Après le bain, femme s’essuyant le dos, vers 1896

Tous les critiques qui ont écrit sur Degas insistent sur le fait qu’il était avant tout un fou de peinture. Pas seulement la sienne, pratiquée tant que sa vue le lui permettra, mais aussi celle des autres. C’est un collectionneur compulsif. Quand sa situation de fortune le lui permettra, il achètera de la peinture, des dessins, des gravures. Il acquiert des œuvres de Manet, à la vente de sa succession, des Pissarro, des Renoir, des Daumier, peintures et gravures dont il possède des centaines de pièces, et puis aussi une quarantaine de toiles d’Ingres (c’est sans doute le principal collectionneur privé d’Ingres). Mais aussi des Delacroix. Des estampes japonaises des meilleurs artistes de l’Empire du Soleil Levant. On demeure devant l’œuvre de Degas comme devant un mystère parce que l’on sent bien que son immense notoriété, son annexion dans le courant impressionnistes, rien de tout cela n’a permis de prendre la mesure de sa place dans une époque, si fertile en grands peintres. Je vais tenter de donner non pas une explication, ce serait d’une vanité absolue, mais de lui trouver une famille qui je crois permettra de le singulariser un peu plus. Je pense qu’il est de ces artistes constitués d’hommes qui ne s’aimaient pas. J’entends par là, non pas qu’ils doutaient de leurs talents ou de leur engagement artistique, mais que les caractères ou les vicissitudes de la vie avaient amenés à une solitude critique qui les tenait éloignés de la vie tout simplement. Ni femmes, ni enfants, ni amis n’avaient comblé cette distance. Je mets dans cette famille Michel Ange, qui vient de peindre la Sixtine et meurt sur une paillasse, dans un lit de fer, dans une chambre sale et laisse sous son lit un coffre rempli de pièces d’or, qui permettra à ses neveux d’acheter la moitié des terres de Toscane. J’y mets Rembrandt, qui tout au long de sa vie, réalise ses sublimes autoportraits qui nous saisissent d’admiration, et qui ne sont, si on veut bien y songer, que le récit tragique d’une lente descente vers la mort, chaque jour le cheveu plus blanc, la peau plus ridée, la bouche plus amère. Lui aussi finit comme Degas dans une semi-misère. Je pense encore à Goya, entre grandeur et tragédie, et sa fin, exilé, comme l’homme endormi qui voit en songe rôder autour de lui ces créatures effrayantes, annonciatrices de l’Enfer auquel il ne croit même pas. Et Van Gogh encore, cet autre fou de peinture à en mourir, avec ce frère mort un an avant sa propre naissance et dont il portera le prénom comme une croix. Edgar Degas est de cette famille-là. Un génie plus grand que l’homme qui l’abrite. On comprend qu’il ait peint si peu de paysages. Que peut faire la nature contre ce sentiment du tragique de la vie ?

Gabriel Andrieu,
pour l'Alliance Française de Melbourne

Brush up your French with Degas & the impressionists

Edgar Degas: life & vision. Starts 19 May | 10.30am or 6.15pm. 5-week course in St Kilda | For level B1 students

Talk - Impressionism: the birth of Modern Art by Florence Thiriot on Thu 26 May, 6.30pm


NOTES

  1. dramaturge, acteur, metteur en scène, réalisateur et scénariste français, né le 21 février 1885 à Saint-Pétersbourg (Russie) et mort le 24 juillet 1957 à Paris. C’est l’une des grandes figures de la scène artistique et mondaine parisienne, d’abord dans le théâtre dès les années 1910 puis dans le cinéma, à partir des années 30 et jusque dans les années 50.
  2. né le 14 novembre 1840 à Paris et mort le 5 décembre 1926 (à 86 ans) à Giverny, est un peintre français, l’un des fondateurs de l'impressionnisme, peintre de paysages et de portraits.
  3. né à Limoges le 25 février 1841 et mort au domaine des Collettes à Cagnes-sur-Mer le 3 décembre 1919, est l'un des plus célèbres peintres français. Membre du groupe impressionniste, peintre figuratif, de nus, portraits, paysages, marines, natures mortes et scènes de genre, pastelliste, graveur, lithographe, sculpteur et dessinateur. Il estime avoir réalisé près de quatre mille tableaux.
  4. né à Paris le 12 novembre 1840 et mort à Meudon le 17 novembre 1917, est l'un des plus importants sculpteurs français de la seconde moitié du XIXe siècle, considéré comme un des pères de la sculpture moderne.
  5. né à Fareins (Ain) le 28 mars 1828 et mort à Paris le 9 mars 1906, est un photographe, journaliste, caricaturiste et poète français. L'un de ses clichés les plus connus est un portrait d'Arthur Rimbaud, réalisé en octobre 1871.
  6. est un caricaturiste, écrivain, aéronaute et photographe français, né le 6 avril 1820 à Paris et mort le 20 mars 1910 dans la même ville. C’est l’un des plus grands photographes de la deuxième moitié du XIXème Siècle.
  7. L’impressionnisme est un mouvement pictural français né de l'association de quelques artistes de la seconde moitié du XIXe siècle. Fortement critiqué à ses débuts, ce mouvement se manifeste notamment de 1874 à 1886 par des expositions publiques à Paris, et marque la rupture de l'art moderne avec la peinture académique. L'impressionnisme eut une grande influence sur l'art de cette époque, la peinture bien sûr, mais aussi les arts visuels (sculpture, photographie, cinéma), la littérature et la musique. Les membres fondateurs sont Gustave Caillebotte, Mary Cassatt, Paul Cézanne, Edgar Degas, Armand Guillaumin, Max Liebermann, Claude Monet, Berthe Morisot, Camille Pissarro, Auguste Renoir, Théo van Rysselberghe, Alfred Sisley.
  8. né le 19 janvier 1839 à Aix-en-Provence, mort le 22 octobre 1906 dans la même ville, est un peintre français, membre du mouvement impressionniste, considéré comme le précurseur du cubisme. Il est l'auteur de nombreux paysages de Provence et particulièrement de la campagne d'Aix-en-Provence.
  9. né le 30 octobre 1839 à Paris et mort le 29 janvier 1899 à Moret-sur-Loing, est un peintre et graveur anglais, ayant principalement vécu et travaillé en France, représentatif du mouvement impressionniste.
  10. né à Saint-Thomas (Îles Vierges) le 10 juillet 1830 et mort à Paris le 13 novembre 1903, est un peintre impressionniste puis néo-impressionniste français d'origine danoise.
  11. né le 25 mars 1767 à Labastide-Fortunière — de nos jours Labastide-Murat, dans le département du Lot — et mort le 13 octobre 1815 à Pizzo, dans le royaume de Naples, est un maréchal d'Empire français, de 1806 à 1808 grand-duc de Berg et de Clèves, prince français et roi de Naples de 1808 à 1815. Il est aussi le beau-frère de Napoléon Ier, par son mariage avec Caroline Bonaparte.
  12. est la capitale et la plus peuplée des villes d’Haïti.
  13. Le Musée des beaux-arts de Pau est un musée municipal de la ville de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Fondé en 1864 à l'initiative de la Société béarnaise des amis des arts, c'est le deuxième musée le plus important d'Aquitaine, après le Musée des beaux-arts de Bordeaux.
  14. école d'art prestigieuse dans le monde entier. Les beaux-arts étaient au nombre de quatre : peinture, sculpture, gravure, avec l'architecture jusqu'en 1968.
  15. né le 29 août 1780 à Montauban et mort le 14 janvier 1867 à Paris, est un peintre néo-classique français. Directeur de l’Académie de France à Rome de 1835 à 1840, il est appelé, le 25 mai 1862, à faire partie du Sénat impérial, où il vota jusqu'à sa mort. Egalement violoniste, il devient, durant un temps, deuxième violon à l’Orchestre du Capitole de Toulouse. De ce loisir est née l’expression « violon d’Ingres ».
  16. né en 1798 à Charenton-Saint-Maurice et mort en 1863 à Paris, est un peintre romantique, considéré comme le leader de l’école romantique française. L’expressivité de ses peintures, associée à sa recherche des effets optiques de la couleur ont inspiré le mouvement de l’impressionnisme en peinture. Sa passion de l’exotisme a été source d’inspiration pour le mouvement symboliste.
  17. né à Paris le 23 janvier 1832 et  mort à Paris le 30 avril 1883, est un peintre français majeur de la fin du XIXe siècle. Initiateur de la peinture moderne qu'il affranchit de l'académisme, il est à tort considéré comme l'un des pères de l'impressionnisme : il s'en distingue en effet par une facture soucieuse du réel qui n'utilise pas (ou peu) les nouvelles techniques de la couleur et le traitement particulier de la lumière. Il s'en rapproche cependant par certains thèmes récurrents.
  18. né le 22 juillet 1882 à Nyack dans l’État de New York et mort le 15 mai 1967 à New York, est un peintre réaliste et graveur américain. Il est considéré comme l’un des représentants du naturalisme. Au début de sa carrière, il a représenté des scènes de la vie parisienne avant de se consacrer aux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis.
  19. né à Lyon le 21 février 1815 et mort à Paris le 31 janvier 1891, est un peintre et sculpteur français, spécialisé dans la peinture historique militaire. Très soucieux du détail authentique, il s'inscrit dans le mouvement de réalisme historique, qui apparaît dans les arts plastiques sous le Second Empire. Couvert d'honneurs, il siège à l'Académie des beaux-arts et préside de nombreux jurys nationaux ou internationaux. L’absence de spontanéité et de vie dans ses œuvres est relevée par la critique posthume qui le met en « enfer » avec le mot cruel de Degas à propos de ses tableaux de bataille : « Il n'y a que les cuirasses qui ne soient pas en fer », ou celui de Baudelaire le qualifiant de « géant des nains » en faisant allusion à ceux auxquels on accolait le terme de « pompiers ».
  20. née le 14 janvier 1841 à Bourges  et morte le 2 mars 1895 à Paris, est une peintre française, membre fondateur du groupe des impressionnistes. Elle épousa le frère d’Edgar Manet. Après sa mort, la galerie Durand-Ruel a organisé une rétrospective de ses peintures, aquarelles, pastels, dessins et sculptures : il y avait plus de quatre cents pièces.
  21. né le 25 octobre 1838 à Paris et mort le 3 juin 1875 à Bougival, est un compositeur français.  Carmen, l’un de ses opéras, est l’œuvre la plus connue et la plus jouée au monde.
  22. Né le 12 décembre 1872 à Paris et mort le 4 février 1962 à Paris, est un historien et essayiste français. Proche de Marcel Proust, il a bien connu Edgar Degas, ami intime de
  23. son père. Dans les années 80, il a publié Degas parle (My friend Degas, en anglais), basé sur le journal qu’adolescent et jeune adulte il tenait. élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1949, il était également le beau-père et le grand-père des hommes politiques Louis Joxe et Pierre Joxe et l'oncle du marxiste libertaire et défenseur de la cause homosexuelle Daniel Guérin.
  24. né à Paris le 10 juillet 1871 et mort à Paris le 18 novembre 1922, est un écrivain français, dont l'œuvre principale est une suite romanesque en 7 tomes intitulée « À la
  25. recherche du temps perdu », publiée de 1913 à 1927. Réflexion majeure sur le temps et la mémoire affective comme sur les fonctions de l'art qui doit proposer ses propres mondes, c'est aussi une réflexion sur l'amour et la jalousie, avec un sentiment de l'échec et du vide de l'existence qui colore en gris la vision proustienne où l'homosexualité tient une place importante. La « Recherche », qui désigne la suite romanesque en langage courant, constitue également une vaste comédie humaine de plus de deux cents acteurs. Unique en son genre, c’est l’une des œuvres majeures de la littérature française.
  26. né le 5 février 1848 à Paris et mort dans la même ville le 12 mai 1907, est un écrivain et critique d'art français. Il prit une part active à la vie littéraire et artistique française dans le dernier quart du XIXe siècle et jusqu’à sa mort, en 1907. Défenseur du naturalisme à ses débuts, il rompit avec cette école pour explorer les possibilités nouvelles offertes par le symbolisme, dont il devient le principal représentant.
  27. né le 2 avril 1840 à Paris, où il est mort le 29 septembre 1902, est un écrivain et journaliste français. Considéré comme le chef de file du naturalisme, c'est l'un des romanciers français les plus populaires, les plus publiés, traduits et commentés au monde. Ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision. Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l'affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien L'Aurore, de l'article intitulé « J'accuse… ! » qui lui a valu un procès pour diffamation et un exil à Londres la même année.
  28. L'affaire Dreyfus est un conflit social et politique majeur de la Troisième République Française survenu à la fin du XIXe siècle, autour de l'accusation de trahison faite au capitaine Alfred Dreyfus, qui sera finalement innocenté. Elle a bouleversé la société française pendant douze ans, de 1894 à 1906, la divisant profondément et durablement en deux camps opposés, les « dreyfusards » partisans de l'innocence de Dreyfus, et les « antidreyfusards » partisans de sa culpabilité. La condamnation fin 1894 du capitaine Dreyfus — pour avoir prétendument livré des documents secrets français à l'Empire allemand — intervient sur fond d'espionnage, dans un contexte social particulièrement propice à l'antisémitisme et à la haine de l'Empire allemand à la suite de son annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine en 1871. L'affaire rencontre au départ un écho limité, avant qu'en 1898 l'acquittement d’Esterhazy, le véritable coupable, ainsi que la publication d'un pamphlet dreyfusard par Émile Zola, « J'accuse…! », provoquent une succession de crises politiques et sociales uniques en France. Cette affaire, dont le retentissement était international, est souvent considérée comme le symbole moderne et universel de l'iniquité au nom de la raison d'État, et reste l'un des exemples les plus marquants d'une erreur judiciaire difficilement réparée, avec un rôle majeur joué par la presse et l'opinion publique.
  29. né à Reims le 23 octobre 1852 et mort à Paris le 11 juillet 1931, est un peintre, goguettier, illustrateur et graveur français. Membre de l'Académie des beaux-arts en 1923, il devient membre de la Royal Academy en 1931.
  30. cf. (28)
  31. né le 3 octobre 1867 à Fontenay-aux-Roses et mort le 23 janvier 1947 au Cannet, est un peintre, graveur, illustrateur et sculpteur français. Peintre de personnages, figures,
  32. nus, portraits, paysages animés, intérieurs, natures mortes, fleurs et fruits, Bonnard est un artiste postimpressionniste membre du groupe des nabis.


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